Créer de la valeur avec les entreprises

Agir en faveur de la transition énergétique : quelques exemples d’actions avec les partenaires économiques

Développement des serres bioclimatiques

Ce projet, porté par le Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités (GERES), le bureau d’études Agrithermic et le Groupe de recherche en agriculture biologique (GRAB), vise à implanter plusieurs types de Serres solaires passives (SSP) sur le territoire régional, puis à tester leur performance. 4 SSP ont été implantées dans des zones allant de 100 à 1100 mètres d’altitude, selon 2 modèles de conception. Leurs performances vont être étudiées et un guide régional des serres bioclimatiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) sera édité́. Le but, à terme, est de déployer ces serres à grande échelle pour améliorer l’outil de travail et la production des exploitants agricoles.

Programme objectif bâtiment énergie/carbone

Pour accompagner l’expérimentation nationale du label Énergie positive/Réduction Carbone des bâtiments, l’ADEME a lancé le programme Objectifs bâtiments énergie carbone (OBEC). Il vise à étudier la faisabilité́ technique et la soutenabilité économique de la future règlementation thermique des bâtiments. Ce programme consiste également à sensibiliser et à faire monter en compétences les acteurs du BTP sur le référentiel Énergie/Carbone et l’Analyses de cycle de vie (ACV). En PACA, il existe 21 projets pilotes. Ils permettront, à terme, de disposer d’un panel de bâtiments représentatifs de différents usages et modes constructifs.

De l’industrie agroalimentaire à la production de biogaz

La société Aptunion, fabriquant de fruits confits, a pour but de produire son propre biogaz, grâce à la méthanisation d’un effluent liquide sucré provenant de la perte de sucre au cours de la fabrication. Le biogaz épuré, injecté dans le réseau de gaz naturel a un potentiel énergétique de 10 000 MW/h par an soit 2 050 de quantité équivalente toxique (TEQ) CO2/an évitées.

Valoriser de la chaleur fatale pour Continental foods

Continental Foods, une société agroalimentaire au Pontet (84), consomme de la chaleur sous forme de vapeur et d’eau chaude produites à partir de gaz naturel. Pour réduire son empreinte carbone, elle a opté pour une solution de valorisation de chaleur fatale permettant d’assurer ses propres besoins thermiques. Le procédé a pu être mis en place grâce au projet « Vapeur Verte » initié par la société Engie Cofely, qui consiste à valoriser la chaleur fatale produite par l’Unité de valorisation énergétique (UVE) implantée à proximité́ du site. Grâce à cette technique, il est possible d’effacer plus de 85% de la consommation en énergie fossile du site et de réduire de 4 200 T/an le rejet de CO2.

Corsica linéa s’équipe pour le branchement des navires à quai

Pour contribuer aux enjeux de qualité de l’air dans la métropole Aix-Marseille Provence, la compagnie maritime Corsica Linea va équiper trois de ses navires pour le branchement électrique à quai lors des escales à Marseille. En 2020, 100% des bateaux de la Délégation de service public (DSP) Corse seront connectés à quai à Marseille. Cette installation située sur les quais du grand port maritime de Marseille permettra la réduction de 80 à 90% des émissions de CO2, azote, polluants, particules fines et métaux. L’opération fait écho au Plan de protection de l’atmosphère (PPA) du département des Bouches-du-Rhône. 

Déploiement d’un réseau de stations Gaz naturel pour véhicules (GNV)

En PACA, des professionnels du transport se sont volontairement engagés dans le déploiement d’un réseau d’une dizaine de stations de GNV d’ici 2020. Dans le cadre de l’appel à projets national GNV-BioGNV, deux groupements d’acteurs ont été retenus : l’un porté par la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) et par l’Union des entreprises transport et logistique de France (TLF) qui réalisera 3 stations à Draguignan (83), Puget-sur-Argens (83) et Caumont-sur-Durance (84). Le second porté par l’entreprise Lafarge, qui exploitera une station sur son site de Bouc-Bel-Air (13).

Développer l’économie circulaire : quelques exemples d’actions avec les partenaires économiques

Utilisation circulaire des plastiques agricoles

Chapman Industrie produit des systèmes de micro-irrigation et des tubes agricoles en polyéthylène 100% recyclé. Actuellement la société consomme 150 tonnes de polyéthylène recyclé par an qui proviennent de Haute-Loire et du Tarn. Réalisé dans la cadre de l’appel à projets national ORPLAST, l’objectif de ce projet est de permettre à Chapman Industrie d’être autonome dans la production de polyéthylène recyclé, grâce à la création d’une unité́ pilote. Celle-ci permettra de recycler 1500 T/an de gaines d’irrigation et autres plastiques agricoles prélevés et transformés en tubes au niveau local. Ce projet pilote permettra de valider un modèle économique vertueux et pourra être reproduit dans d’autres régions agricoles en France et en Europe.

Solutions de substitution au plastique

380 millions de pots en plastiques pour les végétaux sont vendus en France, dont 90% fabriqués en polypropylène (source : Agrimer). L’Union nationale des entreprises du paysage méditerranée (UNEP) a initié le projet « Solutions de substitution au plastique (SSP) », dont l’objectif est de valoriser les déchets et de développer des alternatives aux contenants plastiques des végétaux. SSP s’articule autour de 3 axes :

  • valorisation des contenants existants ;
  • réduction des quantités de déchets produits par l’économie de la fonctionnalité ;
  • écoconception de pots et meilleure valorisation des déchets restants.

En 2018, une centaine de plantations avaient été expérimentées.

Développer le recyclage des déchets du BTP

Acteurs publics et privés sont réunis pour agir en faveur du recyclage des déchets du BTP, de la production à l’usage des produits recyclés.
Des actions sont conduites autour de trois axes principaux :

  • soutien aux centres de tri pour produire des matériaux de qualité (exemple : La rénovation de centres dans les départements 13, 06 et 84 a permis le traitement de 653 000 tonnes de déchets inertes issus du BTP en 2018) ;
  • démonstration de la faisabilité d’une autre approche déchets (exemple : l’ADEME soutient la Fédération régionale du bâtiment (FRB) pour accompagner des chantiers propres et l’association R-Aedificare pour le réemploi de matériaux entre chantiers) ;
  • montée en puissance d’une animation régionale autour des différentes initiatives (groupes de travail avec les acteurs du traitement des déchets, colloque pour la filière économie circulaire des déchets du BTP, club des maitres d’ouvrages publics, etc).